Le col de Mouzoulès
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[50][50]Situation :

Le col de Mouzoulès se trouve dans les Cévennes, près du Vigan (Gard), sur la route départementale 299/336 menant de Mars à Aumessas. Situé sur la commune de Mars, ce lieu offre un vaste panorama sur les versants méridionaux de la montagne du Lingas. C'est peut-être cette situation privilégiée qui suscita l'édification d'un menhir sur une plate-forme à proximité du col.[3]

situation générale

carte détaillée


Préambule :

Depuis la révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV en 1685, le Protestantisme est interdit en France. Les temples sont rasés, les cultes publics sont interdits. Cependant les protestants, dans de nombreuses régions, se réunissent dans des lieux isolés appelés "déserts". Lorsque ces assemblées clandestines sont découvertes par les soldats du Roi (les fameux "dragons") de terribles sanctions sont prévues : les galères pour les hommes, la prison pour les femmes.

Historique :

Le dimanche 29 avril 1742 une assemblée protestante se tint au col de Mouzoulès et fut surprise par les dragons. Ecoutons les divers récits :

vue depuis le col [50]L'assemblée se tenait, à l'aube, dans l'ancienne châtaigneraie située à gauche du parapet menant au col[3]. D'autres sources évoquent la tenue de l'assemblée au dessus de Mouzoulès, au terroir de la Claparède, tailhable et paroisse d'Aulas, dans une pièce (un terrain) appartenant à François Delort, de Bréau[1] ou bien citent le lieu dit "Pleis-Hort"[12] ou"Plein-Horts"[1]. Enfin il est écrit ailleurs[4] : ... ladite Assemblée s'est tenue dans un Champs, situé sur les limites de la Paroisse d'Aulas et de celle d'Aumessas, qu'il [y fut] trouvé plusieurs pierres posées depuis fort-peu en forme de siège... On ne connaît pas le nombre de participants mais les mêmes documents évoquent un nombre considérable de personnes de l'un et de l'autre sexe[4], une foule de Huguenots, venus de toutes les localités avoisinantes[12].

une assemblée interdite [53]Le prédicant Pomaret avait dit trois sermons : pour le Roi, l'état, et les armées. Malgré les alarmantes informations, le ministre ne croit pas à l'attaque et, après avoir chanté des psaumes de David entame son prêche[3][voir 19]. Selon la tradition, se serait un traître de Cambon (hameau au dessus d'Aumessas) qui aurait dénoncé l'assemblée illicite au colonel des dragons d'Aumessas, marquis de Nogaret (Marquis Annibal de Manoël de Nogaret, commandant du 9è régiment de dragon de sa Majesté[3*]). Lequel se hâta de mettre ses soldats en campagne, mais un peu tard. En matinée, vers 10 heures, l'alerte est de nouveau donnée : une sentinelle a cru entendre le martelage rapide des sabots des chevaux sur la vieille "draille" qui longe le ruisseau du Caladon. Les assistants effrayés veulent fuir, mais Pomaret ordonne de "donner des coups de bâton sur le premier qui prendrait la fuite", et de nouveau l'assemblée se reforme. Tout à coup, une troisièle sentinelle surgit : "Fuyez, les cavaliers sont là!". crie-t-elle. Cette fois Pomaret relève sa robe, saisit sa canne et la bible sous le bras, se précipite dans un ravin. Les protestants s'enfuient dans toutes les directions. Les dragons, qui débouchent sur le plateau, se jettent sur les traces des fuyards[19], mais, l'ensemble de la réunion s'était disloquée hormis onze personnes.[1],[3]

3 hommes

et 8 femmes

y furent arrêtés[1],[4],[5],[7],[12],[13].

Amenés devant Daudé, juge et maire du Vigan, ils sont interrogés séparément et nient les faits en s'inventant des alibis pour justifier leur présence sur les lieux[1]. Cependant, les témoins ayant persisté dans leurs accusations, ils sont emprisonnés dans la Citadelle de Montpellier[4].

Un premier jugement du 23 mai va condamner les Nouveaux Convertis (les protestants) des arrondissement d'Aulas et Aumessas à payer une lourde somme[4]. Son montant s'éleva à plus de 1500 livres, 800 d'amende et 755 de frais de procédure[1],[7].

une galèreAprès confrontations avec les témoins un second jugement est rendu le 10 juin. Les hommes furent condamnés à servir pendant leur vie en qualité de Forçats sur les Galères de Sa Majesté, les femmes furent condamnées à être rasées et enfermées pour le reste de leurs jours dans les prisons de la Tour de Constance à Aigues-Mortes, sauf Jeanne Valette, qui, attendu sa jeunesse, sera conduite et gardée jusqu'à nouvel ordre dans le Couvent des Religieuses du Verbe Incarné de la ville d'Anduze pour y être élevée dans la Religion Catholique, les frais de pension devant être payés par ses parents[5].

Le jugement du 10 juin sera signifié (lu) aux condamnés le 15 juin dans leur prison de la Citadelle de Montpellier[5]. Les femmes seront menées à la Tour le 27 juin[8 citant 10], [14].

Cependant, le faux-frère du Cambon, découvert, avait été mené à Pleis-Hort et forcé d'y creuser la tombe où il allait descendre. Le fanatisme a toujours engendré la barbarie![12]g

la tour de ConstanceQuant aux condamnés, voyons ce qu'il advint d'eux. Ils rejoignirent la Chaîne de Bretagne. Conduite par le seigneur Condé elle comptait 398 hommes. Ils furent conduit à la prison du bagne de Marseille le 5 octobre 1742. Ils n'eurent pas le temps d'être embarqués sur une galère et moururent, peu après leur arrivée, "à l'hopital", à 20 jours d'intervalle : Pierre Brouilhet le 21 octobre, André Goutès le 30 octobre et Isaïe Combernoux le 7 novembre 1742[17][1] à la prison du bagne de Marseille. —Voir http://huguenots-france.org/france/galeres/galeres.htm pour en savoir plus sur les galériens pour la foi

Anne Treilles était enceinte. Elle ne fût pas transférée à la Tour et demeura à la citadelle de Montpellier où elle accouche d'un enfant qui ne survit pas. Après une intervention infructueuse du seigneur d'Avèze auprès de l'intendant, elle finit par se décider à abjurer afin de retourner chez elle. Elle est finalement relâchée en octobre 1743.[1], [13]
Elle ne fut jamais plus recherchée au sujet de cette affaire. Ses descendants ont toujours été et sont encore protestants (à la fin du XIXè s!). [1]

Les registres indiquent également qu'Isabeau Plantier fût libérée en 1743 suite à son abjuration[18].

Les autres femmes vieillirent et finirent leurs jours à la Tour de Constance. Madeleine Galary, Isabeau Amat, Jeanne Bouguès et Jeanne Mahistre, seraient mortes dans les derniers mois de 1745[18], victimes vraisemblablement d'une épidémie. Quant à Anne Falguière elle serait morte en 1760 ou 1761.e

Concernant Jeanne Valette, ses parents ne pouvant payer sa pension, les religieuses ne voulurent pas la garder et elle fut élargie (libérée) un peu plus tard[1].

Mais l'histoire ne s'arrête pas tout à fait là.

Marie Durand [52]Les prisonnières dans la Tour [54]Anne Falguière était entrée à la Tour de Constance avec sa fille, Catherine, âgée de 5 mois. Anne devint l'amie intime de Marie Durand, la plus célèbre prisonnière de la Tour. Celle-ci s'attacha à la jeune enfant.[7],[8],[12]

Catherine était douée d'une vive intelligence, "modeste et sage", elle faisait la joie et l'admiration de ses compagnes de captivité. Marie Durand en particulier s'attacha à elle et l'aima comme sa propre fille. Elle lui apprit à lire, à écrire et lui inspira surtout l'amour du Sauveur et de sa Parole[8 citant 10].

Marie Durand écrit d'elle à sa nièce [...] "J'ay une petite avec moy de l'age de 12 ans, fille d'un martyr. Sa mère mange avec moi ; cet enfant est l'admiration de tout le monde par sa modestie et sa sagesse et j'entends très souvent qu'on dit : oh! le brave enfant. Ce sont les soins de Mlle Durand. Je peux bien dire qu'elle m'aime autant que sa propre mère, par l'éducation que je lui donne". Dans une autre lettre elle dit : "c'est bien le plus brave enfant qu'on puisse voir". Nous verrons plus loin que Catherine Goutès savait lire et écrire, puisqu'elle signa l'acte dont nous donnerons copie. Avoir eu pour école la terrible Tour et pour maîtresse Marie Durand n'est pas commun.[7]

En 1752 on apprend que Catherine (ainsi que la fille de Marie Vey[18]) se jette aux pieds du marquis de Paulmy, neveu du ministre de la guerre, alors en visite à la Tour.[14]

Tableau de Jeanne Lombard, Les prisonnières de la tour de Constance, exposé pour l'inauguration de la salle des Prédicants en 1913. [13]Elle demeura à la Tour jusqu'à l'age de quatorze ans, c'est à dire jusqu'en 1756. A cette époque, sur la demande d'Anne elle même, et avec la permission de l'autorité sans doute, un membre de sa famille (Falguière, proche parent de sa mère et résidant à Ganges[7]), vint la chercher. On lui livra l'enfant à la porte de la Tour, sans lui permettre de voir la mère[8]. La date de sortie de Catherine n'est pas très sure, d'autres sources [12], [13], [18] indiquent l'année 1758.

Les biens des condamnés étaient confisqués, sauf le tiers réservé pour les enfants. Spoliée des deux tiers de son héritage selon la loi, Catherine Goutès fut aussi l'une des deux légataires de Marie Durand. Dans un testament en date du 25 Octobre 1760 elle doit en recevoir 500 livres payables six ans après son décès.[13],[14],[15]
Une fois libérée, Marie Durand sera amenée à changer son testament afin d'assurer sa subsistance et Catherine n'y figure plus. Catherine n'a plus besoin de cet argent. Au contraire c'est elle qui prêtera 315 livres et 8 sols à Marie en 1760.[14], [16]

Anne, la mère de Cathérine eut probablement la joie de connaître le legs fait par Marie Durand à sa fille. Un compte du boulangerf indique qu'elle mourut dans les trois mois qui suivirent.[18]

[54]

De retour à Bréau, Catherine vécut au milieu des siens. Quelques années plus tard (NB : le 3 avril 1772. [7] et [2] donnent lecture de l'acte de mariage), elle se maria avec Pierre Causse, négociant en bas de Ganges, et vint habiter cette ville ou elle jouit de l'estime générale à cause de son noble caractère et de son excellente éducation. Sa piété saine et robuste était fort appréciée parmi les Gangeois protestants.[8]

Elle vivait encore au commencement de ce siècle, sous la terreur blanche (en 1815). Il y'eut alors à Ganges, comme dans la plupart des villes du midi, quelles [NdW : quelques ?] semaines d'émotion violente. Un matin, dès l'aube, certains fanatiques, jaloux sans doute des lauriers de Trestaillonb, passaient sous les fenêtres de Pierre Causse. Ils s'y arrêtèrent et se mirent à proférer les injures et les menaces les plus odieuses. La famille alarmée parlait déjà de se lever et de se défendre en cas d'agression. Catherine, la mère, qui en avait vu bien d'autres, exigea que chacun resta au lit et que la porte de la maison ne s'ouvrit qu'à l'heure habituelle. Cette heure venue, elle descendit la première et se montra calme sur le seuil. Les insulteurs étaient là, mals confondus par le sang-froid de cette femme dont ils connaissaient l'histoire, ils disparurent sans proférer un mot de plus.[8]

Peu de temps après l'ancienne prisonnière de la Tour de Constance s'endormit dans la paix de Dieu. La maison qu'elle habitait, où elle mourût, existe encore et abrite ses descendants [Ndw: en 1893!] . Elle avait eu cinq enfants, quatre filles et un fils, Thomas Causse. Le pasteur Martin de Ganges rapporte : "J'ai beaucoup connu la femme de ce dernier (Marguerite Ribard). En elle aussi vivait la foi des martyrs. Nul ne chantait nos vieux Psaumes avec plus de ferveur. J'ai eu le privilège de l'assister à ses derniers moments. C'était bien ainsi que partaient autrefois les confesseurs de la Vérité, toujours confiants dans les Promesses du Seigneur. Ce souvenir est un des plus précieux de mon ministère".[8]

 

la stèle [pers.]Deux siècles plus tard, en 1942, en une autre époque de persécution et de résistance, Jean BARRAL (descendant de Catherine), alors pasteur à Avèze, fit construire un monument sur le site pour commémorer l'évènement.
Les maçons qui ont construit le monument étaient Bertin et Hervé Combes de Bréau (oncle et père d'André COMBES), et l'âne qui a monté le materiel au col (il n'y avait pas de route), se nommait Franco, c'était l'âne du grand-père d'André COMBES ; Il l'avait nommé Franco en solidarité avec les réfugiés Espagnols qui étaient tout réjouis de savoir que Franco c'était un âne.[20]

La stèle fut inaugurée à l'occasion du 200è anniversaire de l'évènement, comme en témoigne la plaque sur le monument :

Le 19 c avril 1742
des Huguenots, assemblés pour célébrer leur culte, furent surpris en ce "désert".
Pour rester fidèle à leur foi ils ont vaillamment souffert le martyre les hommes aux galères les femmes à la Tour de Constance.
Honneur à leur mémoire.
Leurs fils pieux et reconnaissants.
Le 19 Avril 1942

Voici le récit qu'il en fit à l'époque :

Le 19 Avril 1942, trois cent cinquante protestants de la région viganaise, bravant la pluie et le vent, se retrouvent au Col de Mouzoulès pour commémorer l'assemblée surprise deux cent ans plus tôt à Pleis-Hort.

[...] Recueillis devant le modeste monument de granit qu'ils ont voulu édifier là, en un geste de piété filiale, à l'honneur de leurs ancêtres, ils écoutent.

Du désert cévenol - dont les bois et les rochers, les ravins et les torrents, les sentiers et les "mas" proclament à eux seuls, avec tant d'éloquence, la grandeur des martyrs huguenots - un appel monte à eux, l'appel renouvelé des anciens prêches qui exhortaient leurs pères à aimer et servir la patrie, mais à rester fidèles avant tout à la parole de Dieu, inébranlables dans leur foi et fervents dans leur culte, courageux dans l'adversité, inflexible dans les tourments de la persécution.

Aujourd'hui, comme autrefois, -ils l'ont compris -, l'Esprit du Désert veut souffler. Il soufflera sur eux plus fort que les vents déjà violents de l'idolâtrie et du paganisme !

Alors, du Désert cévenol pourront jaillir encore les plus nobles accents, les accents renouvelés des psalmodies anciennes dont le rythme entraînant menait leurs pères héroïques aux victoires de la foi. [12]

 

relations généalogiques des protagonistes

une page spéciale "généalogie des descendants de Mouzoules 1742..."

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Sources :

Tous d'abord il y a les actes officiels, seuls documents rédigés à l'époque même des faits.

Ensuite il y a les articles où les livres du XIXè siècle ou début du XXè, qui offrent l'avantage de citer des sources ou des témoignages directs de personnes ayant connu les acteurs de cette histoire.

Enfin il y'a des oeuvres plus récentes, articles, livres historiques ou sites internet de particuliers...

On retrouve également des évocations de cet événement dans les ouvrages suivants. Ils ne constituent pas une sources à proprement parler car ils s'appuient sur les documents précédents. J'ai pu cependant m'en inspirer, y puiser des tournures ou des photos...

Enfin je vous recommande d'aller voir le [52] musée virtuel du protestantisme si vous souhaitez approfondir votre connaissance du contexte des événements.

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Notes :

a A cette époque l'orthographe des noms n'était pas encore stabilisée. On pouvait les écrire de différentes manières.

b Trestaillon est un sinistre personnage qui fit régner la Terreur blanche du côté de Nîmes en 1815.
La nouvelle de Waterloo avait été accueillie avec satisfaction dans bien des régions occitanes. Dès le 25 juin 1815, on massacre des républicains, des policiers de l'Empire et d'inoffensifs mameluks égyptiens de la Garde impériale. Des chefs militaires, considérés comme bonapartistes, sont massacrés.
Une caractéristique de la Restauration est d'avoir fait resurgir ce royalisme populaire, qui s'était déjà manifesté dans la contre-Révolution. Très rapidement, d'ailleurs, ce royalisme populaire et anti-bourgeois est neutralisé, car il est devenu inutile. La Terreur blanche s'officialise et passe aux mains des tribunaux et des conseils de guerre. La Terreur blanche est un phénomène essentiellement occitan. Elle est inséparable de l'existence d'un royalisme populaire puissant et fanatique, surtout en Provence et en Languedoc, qui se maintiendra encore longtemps (jusqu'à la révolution de 1848). Dès 1815, on peut parler d'une "Occitanie blanche"

c Retour sur la date de l'assemblée : la plupart des sources citent la date du 29/4/1742 alors que la stèle cite le 19. Comme les actes de condamnation[4],[5] portent la date du dimanche 29/4 et que le 29/4/1742 est bien un dimanche, contrairement au 19, c'est cette date qui me semble la plus plausible et que je retiendrai... Alors pourquoi Jean Barral, qui était par ailleurs fort bien renseigné sur l'affaire, et alors qu'il évoque également dans son article[12] la date du 29 comme possible, a t'il retenu celle du 19 et fait figurer cette dernière sur la stèle ???

d NdW = Note du Webmaistre

e Les dates de leurs décès ne sont pas très sûres. [3] indique entre 1750 et 1768; mais d'après [14] Madeleine Galary, Isabeau Amat, Jeanne Bouguès et Jeanne Mahistre seraient mortes en 1745, victimes vraisemblablement d'une épidémie. [6] confirme pour Galary. Quant à Anne c'est en 1760 d'après [10] page 147 (cité par XXX), [12], [14], [15] et [16] qui précise même le 31 décembre ([13] semble se tromper en indiquant entre 1756 et 1758). En revanche, aucune trace du décès de Isabeau Plantier, aucune mention de sa vie après son incarcération.

fAttention les comptes du boulanger ne sont pas très sûrs car les morts ou les libérés ne sont pas forcément rayés immédiatement (afin d'obtenir provisoirement plus de nourriture).

g Ce fait peu glorieux n'est cité que par Jean BARRAL et aucune autre source n'en fait état même indirectement. Du coup il est possible que cette partie de l'histoire soit plus à mettre du côté du «légendaire huguenot», Jean ayant voulu aggraver la dimension dramatique et politique de son discours...
"Je pense que ton grand père était dans ce que, nous historiens, nommons le «légendaire huguenot», ce qui n'est nullement péjoratif et même fondateur. Par exemple la choix de la date du 19 avril est construit à partir de 1942, un dimanche, la Résistance, etc. et le fait que la veille se soient déroulés des événements graves prend un relief historique particulier. Evidemment pour la vérité historique c'est plus embêtant, mais la légende fait l'histoire !
Il y a eu d'autres assassinats pour représailles avérés du côté protestants. Ce n'étaient pas des enfants de cœur (c'est le cas de le dire) et nous étions en pleine guerre civile, politico-religieuse; ce n'est pas sans analogie avec ce qui se passe du côté des djihad musulmans. Djihad signifie témoignage, il a une dimension spirituelle, mais également politique et quand les deux champs se rejoignent, cela donne à coup sûr la violence."
voici ce que m' a écrit Jean-François ZORN le 9/4/2012...

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